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See-d met les maths au service des performances de l’entreprise

E-lettre api du 11/02/15

56 – Fondé le 17 octobre 2014, See-d a déjà signé trois premiers contrats d’envergure nationale. « Nous proposons d’utiliser des méthodes mathématiques et statistiques, issues de la recherche universitaire, pour valoriser les données des entreprises. Et mettre en place des outils d’aide à la décision afin de répondre à différentes problématiques et d’améliorer les process », explique Emmanuel Frénod, directeur scientifique de See-d, et co-fondateur de la start-up avec Germain Charier, PDG et ancien président du directoire du groupe Charier. Les deux entrepreneurs sont les deux principaux actionnaires de See-d, qui compte deux autres associés. Leur collaboration s’est initiée au sein de la chaire Connaissance et action territoriale de l’Université de Bretagne Sud, dans laquelle est impliquée le groupe Charier.

Un marché national, voir international

L’offre de See-d cible potentiellement tous les secteurs d’activités, toutes les entreprises ayant des données. « Nous avons segmenté le marché. Nous démarrons sur des entreprises de 500 à 3 000 salariés qui ont une culture scientifique mais qui n’ont pas en interne, une culture et des compétences en mathématiques et scientifiques », détaille Germain Charier, qui cible des prospects nationaux, mais ne se ferme pas les portes de l’international. Par rapport à la concurrence, See-d entend se démarquer avec une offre et des outils sur-mesure et une étroite collaboration avec la recherche académique. Dans son portefeuille de clients, la start-up compte notamment MGdis, Avril Stef ou le CSTB.

Des emplois pour des chercheurs

Mais See-d a aussi l’ambition de créer des emplois pérennes dans le privé pour des chercheurs experts en mathématiques appliquées aux problématiques des entreprises. « Nous avons déjà embauché un chercheur. Un second recrutement est en cours », précise Emmanuel Frénod. A fin 2016, See-d entend regrouper une équipe de 5 à 6 chercheurs. La start-up, qui collabore avec la chargée d’affaires Gaëlle Quéméneur, a également recruté une secrétaire à temps partiel via le groupement d’employeurs Venétis. Installée à la pépinière Créalis à Vannes, See-d vise un chiffre d’affaires de 300 k€ en 2015. 150 k€ sont déjà assurés par les contrats signés à ce jour. 700 k€ sont espérés en 2016.

Maureen Le Mao

E-lettre api du 11/02/15

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See-d: Un concept innovant pour marier les maths à l’entreprise

Le Télégramme. 11 février 2015.

L’idée pourrait sembler évidente… Encore, fallait-il y penser. Pour optimiser les performances des entreprises, See-d, une start-up, propose de mettre les mathématiques au service des entreprises.

Pour tordre le cou aux idées reçues qui tendraient à dire que « les maths ne servent à rien dans la vie de tous les jours… », Germain Charier, ex-patron de l’entre- prise Charier, et Emmanuel Frénod, universitaire chercheur en mathématiques à l’Université de Bretagne sud, ont eu l’idée de créer See-d,          « Science et entreprise décision » ou encore « graine » en anglais. La toute jeune start-up a vu le jour en octobre dernier, et ses résultats sont déjà encourageants (150.000 € de chiffre d’affaires sur les premiers mois de l’année). Preuve s’il en est qu’il existait un réel besoin dans ce domaine. « D’ailleurs nous avons créé l’entreprise pour avoir rapidement un cadre juridique, puisque dès que nous avons lancé l’idée, les retombées et les demandes ont été immédiates », assure Emmanuel Frénod.

Une passerelle

Installée dans les locaux de Créalis, la pépinière d’entreprises de la zone du Prat, la toute nouvelle entreprise se veut une passerelle active entre la recherche universitaire et le monde de l’entreprise. Née d’une rencontre entre un mathématicien et un patron d’entreprise de taille intermédiaire (ETI), elle innove et vient de créer un concept inédit avec pour objectif de mettre les mathématiques et la statistique au service de la performance de leurs clients. Partant du constat que toute entreprise peut optimiser ses performances grâce aux mathématiques, elle propose aux dirigeants de leur créer un modèle sur mesure adaptée à leurs besoins. « Nous partons des besoins des entreprises, de leur existant pour bâtir ensemble des solutions sur des bases scientifiques solides », assure Emmanuel Frénod. « Ce type d’offre n’existe pas dans le privé pour les PME (petites et moyennes entreprises), seuls les grands groupes peuvent s’offrir les services d’un laboratoire de mathématiques appliquées en interne ». See-d propose en quelque sorte une externalisation pour les entreprises, orchestrée par des chercheurs de haut niveau, titulaires de doctorats.

Un potentiel à développer

« Les mathématiques sont partout mais on ne sait pas les utiliser », ajoute le directeur scientifique. Analyse de la clientèle, optimisation du process industriel, prévision d’une activité logistique, exploration des données, See-d aide ses clients à mettre en place des modélisations pour utiliser de nouveaux services, de nouveaux ciblages, de nouvelles organisations de marché. « Ce concept n’existait pas. Or on sait que dans chaque entreprise il existe un potentiel à développer. Pour un chef d’entreprise fraîchement retraité comme moi, c’est très valorisant de participer à cette aventure. J’apporte mon expérience et mon réseau. Les universitaires, leurs connaissances », affirme Germain Charier.

700.000 € de chiffre d’affaires

Aujourd’hui, la start-up démarre mais elle ne manque pas d’ambition. « Nous tablons sur un chiffre d’affaires de 300.000 € en 2015 et 700.000 € en 2016 ». Novatrice, elle sait que son potentiel de développement est énorme et s’étend bien au-delà du grand Ouest. Ses premiers clients sont essentiellement installés en région parisiienne et en Bretagne, « mais nous savons que les possibilités sont multiples. » See-d offre aussi un double bénéfice avec des emplois pérennes pour des chercheurs (elle prévoit d’embaucher jusqu’à cinq chercheurs dans les années à venir) et la performance des mathématiques à la portée de toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité : agroa- limentaire, transport, travaux publics, édition de logiciels, etc.

Pratique
Contact : 06.09.39.94.75 ou 06.89.33.74.81.

Le Télégramme. Véronique Le Bagousse. 11 février 2015.

 

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See-d: La Lettre Economique de Bretagne en parle

Innovation – See-d à Vannes, une toute nouvelle start-up dédiée aux mathématiques et à la statistique 

L’entreprise est issue de la recherche universitaire vannetaise, elle a également pour associé Germain Charier, précédemment président du groupe de travaux publics éponyme.

La toute nouvelle société See-d installée à Vannes dans la pépinière d’entreprises Créalis, associe Emmanuel Frénod, directeur scientifique (chercheur universitaire) et Germain Charier, précédemment à la tête du groupe éponyme spécialisé dans les travaux publics (granulats, enrobés…). See-d se spécialise dans les mathématiques pour apporter des éléments statistiques aux entreprises dans l’analyse de la clientèle, l’optimisation d’un process industriel,  la prévision d’une activité logistique… . See-d constitue actuellement son équipe et recrute des chercheurs experts en mathématiques. Dotée de 40 000 euros de capital, See-d a été créée en oct obre 2014.

La Lettre Economique de Bretagne

Électronique Numéro du 04 février 2015

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La recherche mathématique doit se rapprocher des entreprises, pour le Medef

Le Parisien, 30 janvier 2015

Une étudiante de l'université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie(UPMC) lors de la remise des diplôme de doctorat, le 13 juin 2009 à Paris
Une étudiante de l’université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie(UPMC) lors de la remise des diplôme de doctorat, le 13 juin 2009 à Paris Miguel Medina

Les mathématiques, une discipline où la France s’est distinguée ces dernières années, sont une « technologie-clé pour les entreprises », soutient leMedef, qui s’inquiète de la difficulté dans l’Hexagone de passer des mathématiques pures aux applications pour les entreprises.

En France, « nous sommes très forts en mathématiques », pourtant « on a un problème de rapprochement entre nos filières de mathématiques et les emplois, et nous devons voir comment on rapproche les mondes des chercheurs très pointus et de l’entreprise », a déclaré Pierre Gattaz, président du syndicat patronal, qui organisait un débat sur le sujet vendredi à Paris.

« Pour nous, les mathématiques sont partout: dans l’innovation, dans la différenciation que la France peut amener dans les produits et les services, dans le numérique, dans les modèles mathématiques, et dans l’expérience opérationnelle de nos entreprises », a-t-il rappelé, lors de cette rencontre entre patronat et mathématiciens.
« Quand on se demande pourquoi en Allemagne l’industrie se porte bien, pourquoi les transfert technologiques sont si extraordinaires et pourquoi il y a autant de transferts de la recherche universitaire vers la recherche et développement », la réponse est simple, a pour sa part assuré Cédric Villani, lauréat en 2010 de la médaille Fields (équivalent du Nobel pour les mathématiques): c’est parce qu’il y a un vrai travail entre le monde académique et les entreprises, a-t-il expliqué.
Il a rappelé notamment que « dans les conseils d’administration des entreprises allemandes, il y a beaucoup plus de panachage avec des personnes du monde scientifique ».
En France, seuls « 10% des mathématiciens dans le milieu académique sont en contact avec les entreprises », a souligné Stéphane Cordier, directeur de l’Amies, une structure créée pour bâtir des ponts entre les entreprises et les mathématiciens. « Ca augmente doucement », assure-t-il cependant.
De plus, il faut de moins en moins de temps pour transférer les résultats des recherches en mathématiques dans l’économie réelle, selon M. Cordier qui donne pour exemple Google et « la transformation d’un algorithme en business ».
Pour M. Villani cependant, le cas de Steve Jobs, cofondateur d’Apple qui, à ses débuts, « bidouillait » dans son garage, ne doit pas faire oublier « qu’au départ, c’est la science lourde qui a permis tout ça », notamment les travaux du mathématicien britannique Alan Turing, précurseur des ordinateurs.

Le Parisien, 30 janvier 2015

 

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